Un rallye virtuel bien trad avec É.T.É

L’histoire commence quand les membres  du groupe, Élisabeth, Thierry  et Élisabeth, égarent le  carnet où ils ont noté les destinations de leur tournée. En  attendant de  le retrouver,  ils nous invitent à les connaître davantage  à travers un dédale de capsules vidéo. Et, en chemin, ils nous présentent les lieux où ils ont joué, les professeurs qui les ont marqués, les instruments qu’ils aiment, les  influences qui les ont traversés.
Valérian Mazataud Le Devoir L’histoire commence quand les membres du groupe, Élisabeth, Thierry et Élisabeth, égarent le carnet où ils ont noté les destinations de leur tournée. En attendant de le retrouver, ils nous invitent à les connaître davantage à travers un dédale de capsules vidéo. Et, en chemin, ils nous présentent les lieux où ils ont joué, les professeurs qui les ont marqués, les instruments qu’ils aiment, les influences qui les ont traversés.

Il faut une solide dose d’optimisme pour garder le cap sur la création artistique en cette période de doute extrême. Avec le rallye virtuel On s’en va où ?, l’équipe de Résonances, qui est l’agent du groupe de musique traditionnelle É.T.É, a décidé de faire de l’incertitude une sorte de jeu.

É.T.É, c’est pour Élisabeth, Thierry et Élisabeth, les trois membres du groupe. On s’en va où ?, c’est un roadtrip vidéo où on les accompagne pour découvrir le lieu de leur prochain spectacle, qui a lieu le 26 janvier.

L’histoire commence quand les membres du groupe égarent le carnet où ils ont noté les destinations de leur tournée. En attendant de le retrouver, ils nous invitent à les connaître davantage à travers un dédale de capsules vidéo. Et, en chemin, ils nous présentent, pourquoi pas, les lieux où ils ont joué, les professeurs qui les ont marqués, les instruments qu’ils aiment, les influences qui les ont traversés.

Issus de mondes musicaux très différents les uns des autres, ils se sont réunis dans le trad, mais un trad qui leur ressemble et qu’ils ont mis à leur main. Thierry Clouette a eu un penchant pour le métal, avant d’opter pour le bouzouki irlandais, dont il joue avec É.T.É, Élisabeth Giroux a une formation du Conservatoire de musique de Montréal en violoncelle classique et Élisabeth Moquin, peut-être le noyau dur trad du groupe, a appris à giguer au Village québécois d’antan, en plus de jouer du violon depuis l’enfance.

Un trad revisité

Pour Élisabeth Giroux, la piqûre du trad est venue bien après la formation classique, quand elle s’est mise à fréquenter les jams et le bar Vice-Versa. Elle qui aimait déjà jouer de la musique à l’oreille a vibré au groove du trad et y a trouvé sa place. Alors que la musique traditionnelle est en pleine effervescence chez les jeunes, « il y a encore tout un segment de la population qui pense encore que c’est seulement de la musique du jour de l’An », dit-elle.

Pour Élisabeth Giroux, communément appelée Lili, c’est Élisabeth Moquin, qui est « la boîte à idées » du groupe.

« C’est elle qui vient le plus directement du trad, dit-elle. Elle a beaucoup baigné dans le Village québécois d’antan. Et aussi, au cégep, avec Thierry, ils ont appris à fouiller dans les archives de l’Université Laval. »

Le répertoire d’É.T.É provient de ces archives, mais aussi d’échanges, de pièces glanées au fil des jams. Des pièces dont on cherche les origines pour les adapter de nouveau. Mais É.T.É joue aussi des compositions, notamment sur des textes d’Élisabeth Moquin, qui écrit en s’inspirant d’une esthétique traditionnelle. À écouter les paroles de La courailleuse, signée Élisabeth Moquin, on ne croirait pas entendre une chanson du XXIe siècle. Et pourtant…

L’idée du rallye On s’en va où ? vient de l’agence de spectacles Résonances, qui regroupe trois filles issues du milieu de la musique traditionnelle, Yaëlle Azoulay, Marjorie Deschamps, et Noémie Azoulay. « Elles ont voulu créer une nouvelle façon de participer à un spectacle numérique », dit Lili.

En fait, le spectacle du 26 janvier ne devait pas, au départ, être numérique. « Au début, on devait jouer devant une salle de 50 %, ensuite cela devait être 100 %. Et finalement, ce sera en version numérique », constate Élisabeth Giroux. Le spectacle sera, de toute façon, gratuit.

Et en chemin, on aura découvert quelques lieux de musique du Québec, le Zaricot, de Saint-Hyacinthe, premier endroit où le groupe a joué, le cégep de Joliette, où Thierry Clouette et Élisabeth Moquin ont fait leurs premières armes. À l’épicerie Vie et Cie, de Saint-Jean-de-Matha, on apprend l’histoire du bouzouki de Thierry Clouette, instrument d’origine grecque puis adapté en Irlande.

En attendant que tout ça se passe en vrai.

En ligne : https://onsenvaou.com/


Une version précédente de ce texte identifiait par erreur Élisabeth Giroux comme Élisabeth Rioux. Son nom de famille est bien Giroux. Nos excuses.

 

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