Méditation, Simone Vallerotonda

Ce qui saisit immédiatement à l’écoute du Prélude de Charles Mouton (1626-1699), première des 23 plages de ce disque, c’est la perfection de l’enregistrement réalisé par Canio Giuseppe Famularo au palais Orsini près de Viterbe, en Italie, avec un équilibre idéal entre la précision et la respiration sonore, sans que des bruits annexes, liés à l’instrumentiste, viennent parasiter la fascination exercée par le parcours conçu par Simone Vallerotonda. Le luthiste italien convoque Mouton, De Visée, Gallot, Rameau, et agence autour de leurs œuvres quatre suites. Une en ut mineur, plus mélancolique, associée à l’hiver ; une en sol mineur, de colère et de feu, pour l’été, suivie d’un flegmatique automne en ré mineur et d’un printemps sanguin en la. « Ce sont des dialogues et des monologues sonores, des méditations écrites avec des notes au lieu de mots, sur la vie, dans toutes ses facettes », écrit l’interprète. Les grands disques de luth sont comme des bouées dans une discothèque, des confidents de nos vagues à l’âme. Celui-ci est précieux.

 

Méditation

★★★★ 1/2
Classique

Simone Vallerotonda (luth), Arcana A 496

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