Live Slow Die Wise, Geoffroy

Avec ses sept nouvelles compositions s’écoulant en 26 minutes, Live Slow Die Wise constitue une jolie virgule dans la carrière de l’auteur-compositeur-interprète Geoffroy, qui a momentanément remisé les synthés et boîtes à rythmes avec lesquels il a confectionné les albums 1952 (paru peu avant le début de la pandémie) et Coastline (2017). Au placard aussi les effets qui transformaient délicatement le son de sa voix : c’est Geoffroy mis à nu, à fleur de peau et introspectif, ce projet, reconnaît-il, naissant après des mois de turbulences provoquées par la solitude et l’isolement qui marque notre époque pandémique. On appréciera particulièrement l’intimité qui se dégage de la ballade Sweetpie et le dépouillement calculé de Youngblood, bijou folk-pop gavé d’écho, le son des doigts frottant sur les cordes, ses accords épars de piano, ses chœurs tenus à distance. Pour réussir ce détour folk, Geoffroy a mandaté le coréalisateur Louis-Jean Cormier, qui sait s’y prendre comme pas un pour faire résonner les silences entre deux notes de guitare sèche. Fans de Patrick Watson, tendez l’oreille.

   

Live Slow Die Wise

★★★ 1/2
Folk

Geoffroy, 444 %

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