Beethoven, Schwarzkopf, Höngen, Hopf et Edelmann

Autre coup de tonnerre de janvier 2022. Il s’agit bien de la légendaire 9e de la réouverture de Bayreuth, le 29 juillet 1951, désignée par EMI post-mortem, en l’absence d’enregistrement studio, comme « la » 9e Symphonie de Beethoven de Furtwängler. Ce document a été multiédité, y compris en SA-CD au Japon, et rematricé dans le coffret Warner Furtwängler on Record. À l’époque, la diffusion de la radio bavaroise a été relayée par diverses radios européennes. Soixante-dix ans après, le label suédois Bis a eu la lumineuse idée d’aller écouter comment sonnait la bande mono analogique numérisée par la radio suédoise. Choc inattendu et inespéré : davantage d’aigus et de transparence que la source connue jusqu’ici. « Nous avons choisi de ne rien changer, de ne pas “brosser” le son, de ne pas nettoyer et raccourcir les pauses ou d’omettre les bruits du public dans la musique, mais de conserver l’original tel qu’il était. Nous espérons ainsi recréer la sensation d’être assis devant une vieille radio en 1951 », écrit Bis. On en pleure, au sens propre.

 

Beethoven

★★★★★
Classique

Schwarzkopf, Höngen, Hopf, Edelmann, O. du Festival de Bayreuth, 1951, Bis 9060

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