Toy, David Bowie

Ainsi va la légende : en 2000, lors de la brève tournée en appui à son (très ordinaire) album Hours, l’envie prend à David Bowie de revisiter quelques obscures compositions des années 1960-début 1970 avec l’orchestre qui l’accompagnait alors (Earl Slick à la guitare, Sterling Campbell à la batterie, entre autres) et d’en faire un album que sa maison de disques tablettera sitôt achevé. À tort : c’était une belle machine de rock qui mordait dans ces chansons charmantes avec une énergie et une spontanéité transpirant de ces enregistrements qui, au fil des ans et des éditions spéciales, ont à peu près toutes été éditées. Les voici réunies en un coffret de trois disques (les deux autres farcis de versions alternatives) rappelant la mémoire et le flegme du Thin White Duke, qui aurait eu 75 ans lundi. Du grand Bowie ? Certainement pas. Mais c’est du bon Bowie, et c’est déjà beaucoup : plus douces, ces versions de Conversation Piece (face B de The Prettiest Star) et de Shadow Man (composée pour Ziggy Stardust) justifient à elles seules cette parution.

   

Toy

★★★
Rock

David Bowie, ISO/Parlophone

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