Keyboard Fantasies Reimagined, Beverly Glenn-Copeland

Depuis sa réédition il y a quatre ans, l’album Keyboard Fantasies (dont les rarissimes exemplaires étaient originellement parus en 1986) du compositeur canadien Beverly Glenn-Copeland reçoit enfin l’attention qu’il mérite. Un petit bijou de chansons électroniques planantes qui empruntent à la soul, au folk et à la musique d’avant-garde, aujourd’hui réinterprétées ou remixées par des oreilles neuves, et pas n’importe lesquelles : celles de la fascinante Arca, de la brillante Julia Holter, de Bon Iver, de Blood Orange, de la violoniste et chanteuse américaine Kelsey Lu, qui donne des ailes à Ever New, la voix de Glenn-Copeland magnifiée par ces délicates orchestrations de cordes et de synthés. Tous, à leur singulière manière — avec des cordes pincées chez Bon Iver, avec des échantillons de voix chez Arca —, soulignent la dimension envoûtante et atmosphérique des chansons originales. En fin d’album, le compositeur et chanteur malécite Jeremy Dutcher offre une bouleversante interprétation de Ghost House (1970).
 

Keyboard Fantasies Reimagined

★★★★
Électronique

Beverly Glenn-Copeland, Transgressive Records

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