Love on the Beat, Alex Beaupain

Dans Love on the Beat, l’avant-dernier album studio de Serge Gainsbourg paru en 1984, se côtoient le salace (la chanson titre, Kiss Me Hardy, Lemon Incest) et l’élégance (immense Sorry Angel) sur des musiques funk synthétiques qui, si elles paraissaient moins bien vieillir que celles d’un classique comme Histoire de Melody Nelson (1971), ont été reconsidérées avec le retour en vogue des sonorités des années 1980. L’auteur-compositeur-interprète Alex Beaupain est à ce point admirateur de cet album « mésestimé », dit-il, qu’il l’a réenregistré. Le résultat est étonnant et respectueux : en modernisant les rythmiques, il donne du coffre à des chansons comme No Comment et I’m the Boy, bien servies par le groove house. Surtout, ces nouvelles versions bénéficient toutes de judicieuses orchestrations de cordes, comme si Beaupain cherchait à élever ce répertoire de fin de carrière au niveau des grandes chansons de la fin des années 1960. Plus qu’une curiosité, son Love on the Beat s’avère un hommage inspiré. 
 

Love on the Beat

★★★ 1/2
Pop

Alex Beaupain, Because Music

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