Camille Saint-Saëns, Jean-Jacques Kantorow

En cette année du centenaire de la mort de Saint-Saëns, nous découvrons avec bonheur une intégrale symphonique intégrant les deux œuvres mal aimées révélées par Jean Martinon au milieu des années 1970. Avec la Symphonie en la, composée à l’âge de 15 ans, et la symphonie « Urbs Roma », Saint-Saëns a bel et bien composé cinq symphonies. Contrairement à Thierry Fischer (Hyperion), qui n’avait pas réussi à renouveler l’intérêt pour ce répertoire, Jean-Jacques Kantorow et l’Orchestre philharmonique royal de Liège parviennent à trouver les justes couleurs et proportions, dans une approche plus ciselée que celle de Jean-Marc Soustrot (Naxos), honorable substitut à Martinon. Grâce à Kantorow, la source du romantisme allemand mendelssohnien, auquel Saint-Saëns s’était abreuvé dans sa jeunesse, apparaît clairement. Le CD des Symphonies nos 1 et 2 est donc le plus révélateur, mais légèreté et verve illuminent aussi le 1er mouvement d’« Urbs Roma », splendidement allégé. Une excellente Symphonie no 3, avec Thierry Escaich à l’orgue, parachève la réussite.

 

Camille Saint-Saëns

★★★★ 1/2
Classique

Jean-Jacques Kantorow, Bis SACD 2460 (a) et 2470 (b)

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