Géza Anda, Complete Deutsche Grammophon Recordings

Le 19 novembre 2021 marque le 100e anniversaire de la naissance du pianiste hongrois Géza Anda. Sa mort précoce, en 1976, à l’âge de 55 ans, explique une notoriété confinée aux amateurs. Géza Anda est resté lié à une intégrale des concertos de Mozart gravée en tant que chef et pianiste. Comprend-on l’allègement, la transparence, la simplicité de ton qu’elle apportait il y a 60 ans ? Mais Anda est associé à d’autres références : les concertos de Bartók et le Triple de Beethoven avec Ferenc Fricsay. Il y a relativement peu de raretés ici, même si ses préludes de Chopin, sa D. 960, ses Variations Diabelli et ses Schumann ont quitté le devant de la scène. Le style est une sorte de piano au fusain : d’une netteté et d’une franchise auxquelles on n’est plus habitués, avec un son fin et attentif, aux antipodes de celui, gorgé, d’un Claudio Arrau. Pour les collectionneurs : un CD de 78 tours (avec les Études symphoniques de Schumann, l’Opus 117 de Brahms et une formidable Méphisto Waltz) côtoie de rares Variationsde Franck avec van Beinum.

Géza Anda

★★★ 1/2
Classique

Complete Deutsche Grammophon Recordings, DG 17 CD 486 0502

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