Bright Lights, Susanna Hoffs

Encore des reprises ? Oh que oui. Les trois merveilleux volumes du projet Under the Covers d’il y a une décennie, avec Matthew Sweet, n’auront rassasié ni la chanteuse ni ses fans. C’est que personne ne revisite les années 1960 et 1970 comme Susanna Hoffs. Quoi qu’elle ravive, avec les Bangles, en tandem ou en solo, elle est l’interprète par excellence : tout lui ressemble, sans rien dénaturer, tout resplendit. Elle a ainsi retrouvé les titres qui composent Bright Lights dans son catalogue du cœur, chansons aimées entre l’enfance et l’adolescence. Ainsi, avec son goût si sûr, sa passion l’a ramenée sur le chemin d’Emitt Rhodes et son groupe The Merry-Go-Round (exquise Time Will Show the Wiser), du Velvet Underground avec Nico (poignante Femme Fatale), des Monkees (You Just May Be the One, beauté folk-pop de Mike Nesmith),de Badfinger (Name of the Game, en duo avec Aimee Mann), croisant même un Syd Barrett (No Good Trying). Presque la perfection, tout ça. Oui, on en veut encore plus.
 

Bright Lights

★★★★ 1/2
​Reprises

Susanna Hoffs, Baroque Folk Records

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