Franz Schubert, J. Prégardien (ténor), M. Helmchen (piano), etc.

Ce double album réunit pour la première fois dans une parution discographique les œuvres 956 et 957 du catalogue Deutsch. C’est Schubert au bout du bout du chemin, Schubert que l’on a l’impression parfois d’entendre exsangue ou au bout d’un goutte-à-goutte. Il en va ainsi de In der Ferne par Julian Prégardien et Martin Helmchen dans Schwanengesang ou de sonorités à peine palpables dans le 2e mouvement du Quintette. L’interprétation est comme une affaire de famille. Christian Tetzlaff, Florian Donderer, Rachel Roberts, Tanja Tetzlaff, Marie-Elisabeth Hecker sont les interprètes de cet incroyable Quintette hagard, habité d’une sourde panique. Un frère et une sœur, alors que Hecker, la seconde violoncelliste, est la conjointe du pianiste qui accompagne le ténor du premier disque. La mort est ici partout, à travers la mort des sons. Quelle science de leur extinction de la part du chanteur, du pianiste, des archets. Comme pour d’autres parutions « pandémiques », on dépasse largement le disque pour entrer dans une sorte de cérémonial presque mystique.

  

Franz Schubert

★★★★★
Classique

J. Prégardien (ténor), M. Helmchen (piano), etc., Alpha, 2 CD, 748

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