Pinky’s Blues, Sue Foley

Grandir à Ottawa, ça donne le blues ? Faut croire que si. Demandez à Sue Foley. Le blues est une sorte de maladie chronique, ou alors le seul remède qui soigne l’âme : ça colle au cœur et au corps de la chanteuse-guitariste depuis le début des années 1990. Dès son premier album, le ton était donné : blues électrique, groove vigoureux à la Fabulous Thunderbirds, minimalisme à la texane. Une petite quinzaine de disques plus tard, la boucle est bouclée : Pinky’s Blues rend hommage à l’État le plus rébarbatif de l’Amérique, lieu de violent contraste où la capitale Austin est un haut lieu de la liberté de créer, avec les derricks et les réacs tout autour. Avec sa fidèle Telecaster à motif rose paisley, Sue l’irréductible parcourt le Texas de long en large et du pire au meilleur, croisant des Southern men bêtes à manger du foin tout autant que les fiers danseurs de two-steps d’un Two Bit Texas Town. Sans oublier l’increvable Jimmy Vaughan, qui a tenu à saluer la Hurricane Girl, le temps d’un shuffle. Rendez-vous chez Antone’s.
 

Pinky’s Blues

★★★★
Blues

Sue Foley, Stony Plain

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