Bach au pardessus de viole, Mélisande Corriveau et Eric Milnes

Dans le cadre des instruments à redécouvrir, rien ne saurait surpasser cette année le claviorganum enregistré par Il Gardellino pour Passacaille dans Haendel. Mais s’il n’était ce disque hors du commun, la présente initiative de Mélisande Corriveau et Eric Milnes aurait de quoi ambitionner la tête du palmarès. Le pardessus de viole est, dans la famille des violes, l’instrument le plus aigu. C’est une sorte de violon avec un son plus « charnu », une couleur instrumentale rare, utilisé ici dans un programme comprenant deux transcriptions de sonates en trios pour orgue, une Sonate pour violon et basse continue (BWV 1021) et une Sonate pour viole de gambe et clavecin (BWV 1028). Cerise sur le gâteau : l’assemblage de trois pièces pour orgue à trois voix en forme de sonate fictive. Tout cela fonctionne très bien sur le plan musical, les interprètes sont, on le sait, fort aguerris. Johanne Goyette a magnifiquement capté le timbre de ce pardessus de viole à cinq cordes fabriqué en 1750 à Paris et de la remarquable réplique de clavecin flamand d’Yves Beaupré. Superbe CD.

  

Bach au pardessus de viole

★★★★
Classique

Mélisande Corriveau, Eric Milnes, Atma ACD2 2826

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