SUBA, Omar Sosa et Seckou Keita

En langue mandinka, SUBA signifie « lever du soleil », une image référant à l’espoir suivant la noirceur dans laquelle nous a plongés la pandémie, grâce à laquelle se sont à nouveau réunis le chanteur sénégalais et maître de la kora Seckou Keita, et le compositeur et pianiste cubain Omar Sosa, quatre ans après leur première rencontre en studio (Transparent Water). Et c’est, encore, exquis. Une amicale conversation entre deux virtuoses, la pluie de notes de la kora et les élans harmoniques de la musique mandingue tombant sur le jeu, tantôt coulant (sur KoraSon, orné du violoncelle du Brésilien Jaques Morelenbaum), tantôt plus alerte (sur Maam et la magnifique Allah Léno), des influences afro-cubaines de Sosa. La collaboration du percussionniste vénézuélien Gustavo Ovalles est toute aussi précieuse, les timbres et les enveloppes de ses instruments soudent à la perfection les influences africaines, latines, jazz et contemporaines des compositions originales du duo. Tendre, sublime, texturé, SUBA réconforte.

  

SUBA

★★★★
Musique métissée

Omar Sosa et Seckou Keita, bendigedig

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