Víkingur Ólafsson, Mozart et ses contemporains

Produit du marketing musical ou vrai grand artiste apparu au cours de ces cinq dernières années ? Víkingur Ólafsson ne fait pas forcément l’unanimité chez les puristes du piano, qui, semble-t-il, ne sont pas pressés de l’entendre jouer Gaspard de la nuit ! Mais l’Islandais a un « je-ne-sais-quoi » que ce nouvel album rend plus indéniable que jamais. Mozart y voisine avec des mouvements de Galuppi, des arrangements de Cimarosa, un rondo de Carl Philip Emanuel Bach et la 47e Sonate de Haydn. Le programme : les Sonates K. 545 et 457, des rondos et des adagios… Le miracle des disques de Víkingur Ólafsson, c’est l’idée de parcours qu’il parvient à établir et à composer. L’état de grâce débute ici à la succession des plages 4 (arrangement d’une Sonate en ré mineur de Cimarosa) et 5 (fragment de la Fantaisie en ré K. 397de Mozart). Un artiste qui concocte cela — on écoutera au passage le toucher au début de la plage 5 — mérite respect et admiration. Et ce n’est pas, loin de là, le seul moment hypnotisant du disque d’un artiste devenu essentiel dans notre paysage.


  Classique

Víkingur Ólafsson

★★★★★
Classique

Mozart et ses contemporains, Deutsche Grammophon 486 0525D

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