Les beaux jours, Steve Veilleux

Deux décennies en tête de proue de Kaïn, troisième disque en solo : Steve Veilleux est là où on l’attend, fait son rock’n’folk’n’country parce que c’est « tout ce que je sais faire, écrire des chansons » comme des maisons, bâties « avec des histoires clouées dans ma mémoire ». Du solide : fondation à l’épreuve du temps, riffs qui roulent droit, refrains en portes ouvertes. Sur ce nouveau chantier, on le retrouve en compagnie de Davy Gallant, fiable pour la finition : banjo, mandoline, harmonies. Veilleux, « à moitié ouvrier, à moitié troubadour », fait le tour du propriétaire, fier même s’il n’y a pas de tapisserie sur les murs (entendre : pas de livret dans le CD). Les chansons parlent de solitude imbuvable (Laisse-moi pas boire tout seul), de rêves hypothéqués (Le chemin des commencements), de ruines laissées derrière (Combien de miracles), de coup dur pas prévu (Plus peur qu’avant). Oui, la pandémie. Reviendront « les beaux jours » ? Rien de certain. Sinon cet album, qui existe bel et bien.

 

Les beaux jours

★★★ 1/2
Rock

Steve Veilleux, Les Productions Pop Culture

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