Coké computer, Fuck Toute

Tout ça pour ça, hein ? Fuck Toute tombe à point, alors. Quatre jours avant le scrutin, le quatuor hardcore punk — description réductrice, tant son rock aborde une multitude de sous-genres —, lançait son second album, Coké Computer. Une véritable cure post-électorale qui goûte méchant, un défoulement nécessaire pour nous aider à passer à autre chose. Le groupe montréalais offre une vision résolument pessimiste de la société, hurlée à pleins poumons par la voix corrosive de François Gagnon, aussi menaçant au micro que le sont ses collègues. Le son des guitares de Max Gouin flirte dangereusement avec celui du trash metal, alors que le tank rythmique (Gabriel Guimond-Mercille à la batterie, David Horan à la basse) a l’agilité requise pour changer de motifs dans une même chanson, comme dans les ambitieuses Comptine et Persona — cette dernière constituant un chef-d’œuvre de brutalité et de nihilisme. À eux seuls, le groove métal de Jon Bovi et la déflagration punk de Disco en milieu d’album parviendront à chasser le cafard jusqu’aux élections municipales.

Coké computer

★★★★
Punk

Fuck Toute, Slam Disques

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