Franz Liszt, Olivier Latry

Orphelin de son orgue en jachère de Notre-Dame de Paris, Olivier Latry a gravé ce spectaculaire CD à l’orgue de la Philharmonie de Paris, dont, comme à Montréal, il a supervisé la conception. C’est son 2e CD La Dolce Volta, l’éditeur (avec Alia Vox) des plus beaux objets discographiques. La prise de son de François Eckert est à la hauteur de l’emballage, sans compter qu’enregistrer un orgue dans l’une des plus belles acoustiques du monde, c’est résoudre de facto la problématique typique de la captation d’un orgue : « enregistrer le lieu ou l’instrument ? ». Le disque en appellera à ceux qui ne craignent pas les délires sonores, d’autant que Latry opte pour les versions Guillou de la Fantaisie et Fugue sur B.A.C.H.et Dupré des Variations sur « Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen ». Le CD culmine dans la Fantaisie et fugue sur « Ad nos, ad salutarem undam », sorte de Sonate en si mineur de l’orgue lisztien. Et si l’on s’activait pour que le 3e disque de Latry chez La Dolce Volta soit enregistré à l’orgue Pierre-Béique de la Maison symphonique ?

 

 

Franz Liszt

★★★★ 1/2
​Classique

Olivier Latry (orgue Rieger de la Philhar-monie de Paris), La Dolce Volta LDV 95

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