Camille Saint-Saëns, La princesse jaune

Le Palazzetto Bru Zane, Centre de musique romantique française, s’intéresse désormais aux opéras en un acte, répertoire laissé pour compte puisqu’il nécessite d’être appairé afin de constituer des soirées lyriques. La princesse jaune de Saint-Saëns sera présentée à l’Opéra de Tour en octobre prochain, associée à Djamileh de Bizet, autre opéra en un acte, créé un mois plus tôt, en mai 1872, à l’Opéra-Comique, né du même librettiste, Louis Gallet, et de la même obédience. Cette obédience, c’est l’orientalisme en musique, très fécond dans la France des années 1870, même si le cadre culturel en reste candide, puisque dans cette ode au Japon, qui a pour cadre les Pays-Bas, l’héroïne fantasmée a pour nom « Ming » ! Après Reynaldo Hahn et André Messager, Saint-Saëns est un parfait prospect pour l’opération de revalorisation de ce que le monde germanique appelle les « Einakter » (un acte). Cette Princesse jaune harmoniquement subtile est couplée à des Mélodies persanes, une association idéale servie par d’excellentes prestations vocales.

Camille Saint-Saëns

★★★★ 1/2
​Classique

La princesse jaune, opéra en un acte, Palazzetto Bru Zane, BZ 1045

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