Wolfgang Amadeus Mozart, «Imperial Hall Concerts»

Si vous souhaitez posséder un objet titillant que votre meilleur ami mélomane collectionneur n’a pas vu passer, voilà un coffret de six disques de concerts inédits célébrant le centenaire du Festival Mozart de Würzburg. Pas de ligne esthétique autre que celle des « moments rares ». Le disque symphonique voit s’enchaîner une parfaite 33e par Kuijken et La Petite Bande, une 30e par Keilberth en 1959 et la Jupiter avec Maazel en 1996, choix peu compréhensible (manque d’impact). Le CD Sérénade est impeccable, avec Oramo, Antonini, Goebel (dans la Posthorn). Un 20e Concerto Brendel-Kubelik (1981) qui n’apporte rien est suivi par un Orchestre de chambre de Munich malingre dans le 17e avec Aimard. C’est incroyable qu’il n’y ait pas eu mieux ! C’est le 21e avec Casadesus et Kubelik (1971) qui se démarque. Sympathique archive dans le 3e Concerto pour violon : Martzy-Jochum (1955), plus pertinents que Chumachenko-Davis dans le 5e. Les deux disques de pièces courtes et de sonates sont plus titillants, mais le doute sur la pertinence de l’ensemble s’est hélas installé.

 

 

Wolfgang Amadeus Mozart

★★★
​Classique

« Imperial Hall Concerts », Orfeo, 6 CD, C210016

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