Inwards & Onwards (EP), Half Moon Run

Nous en sommes là. On s’enfouit, on s’enfuit, on avance comme on peut. Le troisième mini-album de Half Moon Run en moins d’un an s’écoute comme un bulletin de nouvelles retrouvé sur un disque dur par des survivants de cataclysme. Le quatuor est devenu trio, Isaac Symonds parti, la pandémie a isolé les trois rescapés. Devon Portielje, Dylan Phillips et Conner Molander n’ont pas cherché de remplaçant. Ils ont continué. Pour aller où ? Les ambiances et les harmonies caressent encore, mais le chaos n’est jamais loin, et les pièces se perdent par moments dans l’embrouillamini tonitruant de l’incertitude. How Come My Body fait d’abord du bien, puis On And On monte le ton, Fucksgiving est une colère à peine contenue, It’s True constate les dommages. Nos gaillards hurlent d’horreur devant l’immensité du gâchis, et ça finirait en Nosebleeds sous la pression intenable s’il n’y avait la belle Tiny pour se consoler à la fin. La beauté l’emporte, mais de justesse. À suivre.


 

Inwards & Onwards (EP)

★★★ 1/2
​Indie

Half Moon Run, Crystal Math/Universal

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