Les pianos de Gainsbourg, André Manoukian et invitées

Pourquoi ça ? André Manoukian, à la télé française, fait œuvre utile dans ces émissions où, derrière son piano, il décortique les chansons avec leurs créateurs et interprètes. C’est sa bonne place. Juré d’office dans les concours, de Nouvelle Star à l’Eurovision, il en impose. Pygmalion de Liane Foly dans les années 1990, ça lui allait aussi. Fallait-il pour autant, au-delà de ses quatre albums à lui, indulgences sans conséquence, se risquer ainsi du côté de chez Gainsbourg ? S’il s’agissait de célébrer les trouvailles mélodiques du Serge pianiste, c’est raté : ça les nivelle. Manoukian distille un mortel ennui chic, au mieux façon jazzy de bon aloi, au pire en hors-d’œuvre élégamment présenté dans la grande assiette, mais vite digéré. Les interprètes çà et là disposées dans le décor viennent au moins rompre le ronron : Melody Gardot, Élodie Frégé sont particulièrement bienvenues. Adjani ? Figuration, alibi. Vite, une cure Gainsbourg par Gainsbourg.

 

André Manoukian ― L'anamour

 

 

Les pianos de Gainsbourg

​Reprises

André Manoukian et invitées, Decca France/Universal