Technicolor Blood, Technicolor Blood

De la musique pour plonger. Profond. Ou pour s’envoler. Loin. Il y a quelque chose de thérapeutique dans ce rock de garage trempé dans la psychédélie à fort dosage de pissenlits hallucinogènes. Ça permet d’échapper au présent pesant. Chacun des six titres de ce premier 33 tours du quatuor (après deux 45 tours) est en cela un point de départ sans point d’arrivée déterminé. Il fait bon se perdre dans l’espace en compagnie de la dénommée Sonic Space Sister, quelque part entre les 13th Floor Elevators et The Cult. L’immersion dans les distorsions des guitares et des synthés d’origine dans Mœbius ou Never Command est pareillement salutaire : on oublie tout, on ne sait plus si on flotte où si l’on se noie, on suit le courant, et puis voilà ! Ils savent y faire, ces quatre aguerris du bruit lancinant d’ici : les lascars ont déjà exploré pas mal de mondes dans leurs groupes d’avant, notamment Spacy Steph avec Le Chelsea Beat. Du bagage et des voyages : c’est la promesse. Tenue.
 

Technicolor Blood

★★★★

Technicolor Blood, Le Backstore Records

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