Dreamers Are Waiting, Crowded House

Réécrivons l’histoire. Tous les chemins ramènent à la Nouvelle-Zélande. Dix ans de tribulations en solo (passage en 2016 au FEQ, notamment), séjour contre nature au sein de Fleetwood Mac en remplacement de Lindsey Buckingham congédié, rien n’annonçait un retour au bercail pour Neil Finn. Et pourtant, si. Faire le mercenaire chez les Mac aura extirpé Finn de lui-même, assez pour avoir envie de réintégrer son groupe, dans lequel il fait à nouveau partie d’un véritable atelier d’artisanat mélodique, créant des entrelacs d’harmonies exquises, des arrangements au service de l’œuvre. Dès Bad Times Good, on est bercé par ces voix, ces arpèges, ces détours mineurs-majeurs, et l’on s’émerveille à chaque chanson par le naturel des airs et la complexité des éléments alliés pour y arriver. Ça s’approche du génie Brian Wilson dans To The Island, c’est dire. Start Of Something est à ça du meilleur Crosby, Stills Nash. Et c’est indéniablement du Crowded House. Doux et bienfaisant. Du bonheur à la maison.


Écoutez To The Island

Dreamers Are Waiting

★★★★ 1/2

Crowded House, BMG