Reconnaissance majeure pour l’Orchestre Métropolitain

Pour la directrice de la Place des Arts, Marie-Josée Desrochers, le pas franchi mercredi confirme le rôle important de l’OM dans l’écosystème culturel montréalais et du Québec.
Photo: François Goupil Pour la directrice de la Place des Arts, Marie-Josée Desrochers, le pas franchi mercredi confirme le rôle important de l’OM dans l’écosystème culturel montréalais et du Québec.

La Société de la Place des Arts de Montréal a annoncé mercredi la désignation de l’Orchestre Métropolitain (OM) à titre d’organisme artistique résident. L’orchestre dirigé par Yannick Nézet-Séguin rejoint ainsi les trois autres résidents de la Place des Arts, l’Opéra de Montréal, les Grands Ballets Canadiens de Montréal et Duceppe.

Pour la directrice de la Place des Arts, Marie-Josée Desrochers, interrogée par Le Devoir, le pas franchi mercredi est « d’abord la reconnaissance du rôle important de l’OM dans l’écosystème culturel montréalais et du Québec. » Les paroles de Jean Dupré, directeur général de l’orchestre, sont similaires : « Cela fait 9 ans que je suis entré à l’OM et l’un des constats dès mon arrivée était la nécessité que l’on reconnaisse la place de l’OM sur l’échiquier de la culture. Ce nouveau statut vient concrétiser cette reconnaissance : l’OM fait partie intégrante de la communauté culturelle de Montréal comme tous les autres grands. » Pour Jean Dupré, ce statut  a une incidence sur la perception de l’orchestre par le public. Il s’attend symboliquement à ce que l’OM soit désormais vu « non pas comme le deuxième orchestre mais comme “l’autre orchestre” présent à Montréal ».

Assis à la même table

À l’unisson, la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy souligne dans le communiqué que « depuis 20 ans, l’Orchestre Métropolitain connaît beaucoup de succès sous la baguette de son directeur artistique et chef principal Yannick Nézet-Séguin et il est maintenant reconnu comme un orchestre majeur qui contribue au rayonnement de Montréal et du Québec. » M. Dupré reconnaît avoir eu une oreille très favorable de la ministre mais aussi de la directrice de la Place des Arts, Marie-Josée Desrochers, qui avant son accession à ce poste était directrice générale de l’OSM : « Au-delà de l’écoute de Madame Roy, il y avait une compréhension de l’importance de la chose. Par ailleurs, depuis que Marie-Josée Desrochers est arrivée à la barre de la Place des Arts, on sent son désir de nous appuyer dans notre développement. »

Hors symbolique, l’OM va pouvoir être « assis à la même table que les autres résidents » dans les divers comités consultatifs au niveau de la direction générale et des directions marketing comme nous l’explique la directrice des lieux. « La Place des Arts et l’OM vont collaborer de manière plus étroite ; nos équipes sont en constante communication ; nous réfléchissons par exemple à l’amélioration de la gestion de la relation client et l’OM fait partie de cette réflexion », nous dit Mme Desrochers. « Au niveau marketing et billetterie ce statut va nous permettre d’avoir de meilleurs outils et nous aider dans notre développement », confirme M. Dupré. Parmi les changements concrets à partir d’exemples récents, Jean Dupré cite l’exemple des protocoles au temps de la pandémie : « Nous avons été un des premiers utilisateurs. Désormais au lieu de se faire dire “C’est comme cela que ça va se passer” nous allons être consultés ».

Si l’OSM ne figure pas dans la liste des résidents, c’est en raison de son statut particulier « d’usager principal de la Maison symphonique ». « Évidemment, l’OSM demeure un partenaire privilégié de la Place des Arts et l’un des plus grands locataires de bureaux et d’espaces », précise Madame Desrochers. En tant qu’usager principal, l’OSM a l’usufruit de 240 jours d’utilisation de la Maison symphonique. L’autre utilisateur pour les 125 jours restants est la Place des Arts. M. Dupré nous confirme que le statut de résident formalise le fait que l’OM est désormais « prioritaire sur l’utilisation de ces 125 jours ».

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