Ô Psychologue, Sally Folk

L’esthétique boîtes à gogo, les refrains qui dansent le jerk, on était avec Sally Folk sur une planète fantasmée : nous autant qu’elle y étions à l’abri de tout. Eh non. La vie, nettement plus patraque, a rattrapé la chanteuse depuis son 3e acte de 2017, assez intensément pour qu’elle aboutisse en thérapie. Sans rire, pour vrai. Le traitement, comprend-on, passe par la chanson, et ce quatrième album, qui n’est pas un quatrième acte, s’intitule Ô psychologue à dessein. « Oh psychologue, viens révéler / Ce que les belles aiment se cacher », chante-t-elle comme un appel. Image de soi (Le regard des hommes), deuil (Les clés), relations toxiques (Les amourettes), tout est confronté. Mais sans s’appesantir : tout dire, oui, mais sans plomber l’ambiance. Cela demeure très joliment néo-sixties — le réalisateur et compositeur Michel Dagenais tient le cap —, et le mal de vivre ne s’entend vraiment que dans la dernière chanson de l’album, À nu. La douleur se vit, se dit, se chante et se danse aussi.


Écoutez Que diable m'emporte

Ô psychologue

★★★
​Chanson

Sally Folk, Spectra Musique

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