Cycles & Decay, YlangYlang

Si le compte est bon, quelque part entre les collaborations et les EP, Cycles & Decay serait le cinquième album de la compositrice montréalaise Catherine Debard (YlangYlang) — un vrai cette fois-ci, « et non une collection de pièces éparpillées », pécise-t-elle. Ce très beau cycle ici s’amorce avec la décomposition : les 12 minutes de Cedar St. sont constituées d’harmonies synthétiques qui se désagrègent délicatement dans nos tympans, évoquant le travail de William Basinski. Or, le disque se ressaisit avec la suivante Penumbra, une chanson presque traditionnelle, Debard chantant (en anglais), accompagnée de piano, des envolées jazz du saxophoniste Connor Bennett (son souffle embellira à nouveau les neuf précieuses et espiègles minutes de Green, Blue en finale) et de subtils effets électroniques. Amalgamant les instruments acoustiques, électroniques et les enregistrements environnementaux (field recordings), Debard raconte en 36 minutes son expérience des deux dernières années marquées par le deuil et la renaissance, thèmes porteurs en cette étrange époque.

 

Cycles &  Decay

★★★ 1/2
​Électronique

YlangYlang, Everyday Ago

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