Charles Ives, Orchestre philharmonique de Los Angeles

Ces symphonies de Charles Ives (1874-1954) ont été enregistrées juste avant le confinement. Dudamel ? Un événement, forcément ! Mais à y regarder de plus près, que trouve-t-on ? Un joli pas grand-chose assez superficiel. Le mot juste pour définir l’univers d’Ives est « profus ». Il se passe plein de choses à l’orchestre. Hors des mouvements plus expressifs, que Dudamel réalise en bonne et due forme, le secret d’une intégrale symphonique Ives réussie (dans la 4e Symphonie notamment, mais dès le Finale de la 1re) est la plus grande clarté polyphonique possible dans l’articulation la plus nette qui soit. À la clarté, de laquelle naissent richesse et éloquence, Dudamel préfère le geste ample, généreux ou dynamique, et l’impact immédiat (2e Symphonie). Andrew Litton à Dallas (Hyperion) est moins glamour mais ses disques autrement plus nourrissants (2e mouvement de la 4e !). Il y a aussi la référence classique Tilson Thomas (Sony) et la 4e cérébrale de Dohnanyi. Au moins, peut-on espérer d’une telle parution un regain d’intérêt pour Ives.

 

 

Charles Ives

★★★
Classique

Orchestre philharmonique de Los Angeles, Gustavo Duda-mel, DG, 2 CD, B0033369-02

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