Claudio Abbado, DG et Decca avec le London Symphony Orchestra

Si DG s’était donné du mal, nous aurions consacré un large espace à cette boîte importante. Mais que de nonchalance ! À qui s’adresse ce cube que tous les fans d’Abbado attendaient après les boîtes Abbado-Berlin (décevante) et Abbado-Vienne (pas importée au Canada, comprenne qui pourra) ? Aux collectionneurs. Or, que veut un collectionneur ? Retrouver les enregistrements qu’il aime avec les illustrations des pochettes des disques d’origine ! DG s’y est plié pour la boîte Berlin, s’y est soustrait pour la boîte Vienne et s’en lave encore les mains ici au profit de cartons lambda. Le contenu, lui, est splendide, mêlant les legs londoniens de DG et de Decca. Les Bartók, Stravinski, Prokofiev et Ravel d’Abbado, on les trouve là. L’Abbado mordant des années 1966-1970, Carmen et les opéras de Rossini aussi. La boîte regroupe, entre autres, également les enregistrements Mozart avec Serkin et en prime deux CD avec le New Philharmonia : la 2e de Tchaïkovski ; et Rinaldo et le Chant du destin de Brahms. Passionnant et frustrant.

  
 

Claudio Abbado

★★★★
​Classique

DG et Decca avec le London Symphony Orchestra, DG, 46 CD, 483 9589

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