Daddy’s Home, St. Vincent

Sur la pochette de son sixième album, Annie Clark (St. Vincent) emprunte les traits de l’icône trans Candy Darling, muse de Warhol et du Velvet Underground. C’est dans ce fantasme du New York des années 1970 que la musicienne campe le concept de Daddy’s Home, référence à la récente sortie de prison de son père et, plus largement, à la notion de famille qu’elle arrime à ses thèmes de prédilection (comme la dépendance aux drogues et au regard d’autrui). Si Pay Your Way in Pain en ouverture fait le pont avec l’art rock éclaté de l’album Masseduction (2017), Clark tamise rapidement les lumières pour présenter les chansons les plus coulantes, suaves et psychédéliques (avec sitar électrique, vieux orgues et clins d’œil à Dark Side of the Moon) de son répertoire. Cherchant à se renouveler en s’inspirant du passé, Clark offre un album moins visionnaire que ses précédents, pas aussi efficacement écrit, mais accouche néanmoins de fameuses chansons, surtout Somebody Like My, May Baby Wants a Baby et… At the Holiday Party, en fin d’album. Écoutez Down

  
 

Daddy’s Home

★★★ 1/2
​Rock

St. Vincent, Loma Vista Recordings

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