Le dernier vrai cowboy (EP), Mario Peluso

Onzième album en 23 ans : que cela se sache peu ou pas, Mario Peluso suit la piste de ses chansons, sans en voir le bout. Le Neil Young en lui continue de frapper sur son clou, de trouver des mélodies autour des mêmes accords de base. Il a bien raison : ça tient la route, on tient à lui. Valeur sûre pour qui sait l’apprécier. La valeur ajoutée provient ici du coparolier : pour cinq titres sur six, Pierre Huet s’y colle. Il y a longtemps que le surdoué de la rime indélébile, avec Beau Dommage et Offenbach à son CV, n’avait ainsi habité un univers. Belle rencontre d’artisans au long cours. « Ça m’fait mal te voir partir / Après t’avoir cherchée partout », écrit Huet dans Mon ti-cœur en peine : voilà ce à quoi un parolier aspire toute une vie. Justesse de ton, d’émotion. L’image centrale de Cent pieds sous terre frappe autant : mieux vaut pour un mineur une « chienne de vie cent pieds sous terre » que la tombe six pieds sous terre. Question de perspective. Achetez ce mini-album : une suite est souhaitée.
 

Mario Peluso ― Cent pieds sous terre

Le dernier vrai cowboy (EP)

★★★★
Racines

Mario Peluso, indépendant

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