Les étoiles se placent, Bruno Rodéo

Après quatre albums « pour le fun » et vingt ans à enfoncer des clous (littéralement), Bruno Rodéo, né Tremblay, a franchi le lac Saint-Jean comme on professe sa foi : il serait auteur-compositeur country rock à temps plein ou rien. Nouveau départ, chanson d’allégeance et de promesse, paraît en… 2019. Et puis ? Et puis la pandémie, sapristi ! Pas démonté (il est bien vissé, c’est le métier qui veut ça), le gars a continué. Et s’est trouvé le bon comparse en Marc Déry, réalisateur et fils naturel de Duane Eddy. Voici leur bonne tambouille, une marmite de racines avec toutes les mauvaises herbes qui ont fait que l’Amérique a ce goût relevé : rock’n’roll pesant (Lonesome Boogie), rockabilly elvissien (KM12), country brut à la Fred Fortin (Le carpot à Carl), swamp-blues malpropre (Dans swomp), western plumesque (Le King), que du bon. Du très bon. « Non je n’attends plus personne / J’erprends mon microphone / Le sac à clous dans remise / La guit dans valise », proclame m’sieu Rodéo dans Vieux loup. On va le suivre. Écoutez Les étoile se placent

  
 

Les étoiles se placent

★★★★
​​Racines

Bruno Rodéo, indépendant