Pink Dogs on the Green Grass, Paul Jacobs

L’inspiration de l’auteur, compositeur, homme-orchestre et artiste visuel montréalais Paul Jacobs est apparemment illimitée : Pink Dogs on the Green Grass est son dixième album à paraître en huit ans, et un formidable ajout à la carrière solo qu’il mène en parallèle de son rôle de batteur au sein du groupe postpunk Pottery. Jacobs a gardé ses idées les plus pop pour ce projet rappelant la démarche déglinguée du Beck de Odelay (1996). Le folk, les refrains simples et accrocheurs, les synthés et les guitares vintage créent un passionnant fourre-tout pop-rock psychédélique, inspiré autant de Kurt Vile que des Byrds, deux influences avouées auxquelles on a envie d’ajouter celle du jeune Lou Reed des débuts du Velvet en raison de sa voix posée et charismatique. Rêvasseur sur Day to Day et Underneath the Roses, plus rugueux et échevelé sur Most Delicious Drink et Cherry, passionnément rock sur les parfaites Everything’s Fine et Your Last Words. Il y a beaucoup d’enthousiasme dans ces foisonnantes chansons.

Écoutez Christopher Robbins


    

Pink Dogs on the Green Grass

★★★★

Paul Jacobs, Blow the Fuse