Waska Matisiwin, Laura Niquay

On est d’abord frappé par l’évolution de Laura Niquay depuis Waratanak, son premier album pour l’étiquette Musique Nomade, paru il y a trois ans. L’assurance qu’on reconnaît dans son ton et sa belle voix éraillée, la qualité supérieure des refrains, la direction artistique de l’album reflétant mieux ses racines folk et rock. Trois ans d’expérience et de travail investis dans les chansons de Waska Matisiwin (« cycle de vie » en langue atikamekw) marqués par les thèmes de la famille, de la résilience et de l’espoir. Plus rock en première moitié de disque (Moteskano, l’efficace Eki Petaman), la musicienne originaire de la communauté de Wemotaci réserve ses perles pour la seconde : annoncée par un simple piano droit, la ballade Nicto Kicko (Trois jours) évoque en poésie l’angoisse de l’artiste dont le père manquait un jour à l’appel. Accompagnée de chœurs et de guitares acoustiques, elle offre une poignante ballade à son enfant (Nitcanic), et sort de son registre naturel en invitant Shauit sur Nicim, pop colorée de reggae abordant la délicate question du suicide.

  
 

Waska Matisiwin

★★★ 1/2

Laura Niquay, Musique Nomade

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