Un nouveau public pour la musique classique

Tout l’été, le quatuor à cordes des violonistes Julien Oberson et Jacob Niederoffer, de l’alto Clément Bufferne et du violoncelliste Ariel Carrabré présentera une sélection d’œuvres de Vivaldi, de Mozart et de Beethoven, à la lumière des chandelles.
Photo: Samuel-Olivier Roy-Lopez Tout l’été, le quatuor à cordes des violonistes Julien Oberson et Jacob Niederoffer, de l’alto Clément Bufferne et du violoncelliste Ariel Carrabré présentera une sélection d’œuvres de Vivaldi, de Mozart et de Beethoven, à la lumière des chandelles.

Le violoniste Julien Oberson a souvent accompagné l’Orchestre métropolitain en tournée, mais il n’a jamais vu un public aussi jeune à un concert de musique classique que celui qui fréquente les soirées Candlelight, dans des lieux emblématiques de Montréal, organisés par le groupe Fever.

Tout l’été, le quatuor à cordes des violonistes Julien Oberson et Jacob Niederoffer, de l’alto Clément Bufferne et du violoncelliste Ariel Carrabré présentera une sélection d’œuvres de Vivaldi, de Mozart et de Beethoven, à la lumière des chandelles. Les concerts ont lieu présentement dans la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, la plus ancienne chapelle de Montréal, située dans le Vieux-Montréal et dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste, dans le Plateau-Mont-Royal.

Active à l’échelle internationale, la compagnie Fever a vu le jour à Madrid. Elle présente des spectacles dans 80 villes du monde, notamment aux États-Unis depuis deux ou trois ans, mais c’est la première année qu’elle produit des événements au Canada. La compagnie embauche dans chaque ville des artistes locaux pour livrer les prestations.

Les projets ont été bien sûr considérablement ralentis par la pandémie, mais le quatuor a pu, dès le début du mois d’avril, entamer une série de soirées sur le thème des quatre saisons de Vivaldi, avec quelques pièces de Piazzolla et de Massenet.

« C’est vraiment agréable parce qu’on retrouve un public, et un public qui est quand même jeune de manière générale. Et on aime ça, s’enthousiasme Julien Oberson. Cela change des concerts habituels ou la salle a plutôt la tête blanche. On attribue cela aux lieux, aux chandelles, mais aussi à la manière dont ils ont fait la publicité sur les réseaux sociaux. »

« La mission de Fever est de rendre la culture accessible », dit Alex Boccardi, l’agent de Fever pour le Canada. Fever estime que 70 % des utilisateurs de sa plateforme ont entre 18 et 40 ans. « Il y a des gens dans la salle qui viennent au concert pour la première fois, ajoute-t-il. On essaie de faire ça dans des salles uniques, à caractère historique. »

Alors que les chandelles ajoutent au caractère intimiste de l’événement, la chapelle Notre-Dame du Bonsecours offre aussi une acoustique exceptionnelle. Bien que Fever se concentre d’abord sur la musique classique, il n’est pas impossible qu’il offre bientôt des spectacles de jazz. Le quatuor de Julien Oberson pense même proposer un spectacle de musique traditionnelle.

Pour lui, ces concerts ont fourni l’occasion de reprendre le travail devant public après presque un an d’arrêt. « Cela a été très dur d’arrêter, mais ça a été aussi très dur de recommencer », dit-il. « Le plus dur, ce sont les changements de rythme. Passer d’aucun concert à cinq concerts par semaine, c’est beaucoup. C’est comme un sportif qui arrête un an et qui se retrouve en compétition internationale. »

Les chapelles où sont présentés les concerts ne permettent pas pour l’instant d’accueillir des orchestres, et les spectacles présentent généralement des quatuors, des trios, et parfois des solos au piano. On n’exclut pas cependant de présenter des spectacles alliant ballet et musique, dit Alex Boccardi.

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