Monogramme, MAGENTA

Des cendres du furieux collectif français Fauve naît cinq ans plus tard MAGENTA, qui lance aujourd’hui un premier album faisant le pari que la musique de club peut aussi être un lieu de réflexions et de remises en question. Pari relevé : bien que l’on s’ennuie des grooves rap-rock indé déchaînés, contestataires et défoulatoires de l’ancienne incarnation, l’hommage aux grandes musiques dansantes, et en particulier à celles de la french touch (Faux, Nikki III et Avec toi, un hommage évident au succès de Stardust de 1998) et de la house anglaise classique, New Order et Daft Punk en tête. La voix de Quentin Postel a cette épatante faculté de trouver le bon ton pour le bon groove — austère sur 2019, où il enchaîne de sinistres manchettes, pop et léger comme Étienne Daho sur la suave Honda Wave, désespéré, presque à bout de souffle, sur l’intense extrait Boum Bap et sur l’urgente Maman. En plein confinement, MAGENTA rend ainsi un hommage senti aux musiques électroniques de danse et, par extension, à ces musiques qui invitent à la communion, quelque chose qui nous manque tant. Écoutez Monogramme

Monogramme

★★★ 1/2
Pop

MAGENTA, Universal

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