Printemps, Loig Morin

Un Breton à Vancouver ? Trop-plein sur le Plateau ? Ça se peut, la preuve : ce Loig Morin, mine de rien, propose un quatrième album mitonné pas loin du Pacifique. Album qui se veut le premier de quatre (chiffre clé !), à thématique bien canadienne : un pour chaque (changeante) saison. Oui, c’est ce que vous pensez : exotisme de la démesure, romantisme de l’ailleurs déconcertant. Le cliché a la vie dure, faut croire, même si le climat est plus tempéré de l’autre bord des Rocheuses. Ça donne ce genre d’album qui y va tellement franco dans l’idée reçue que ça devient, sinon sympathique, à tout le moins rigolo. Phrasé à la Biolay quand Biolay se la joue Gainsbourg, voix de jeune femme en écho, en autotune et en transe, pulsation pop dance électro des années 1980, échantillons de bulletins de nouvelles alarmistes en anglais, orchestrations grosses comme des troncs de séquoias, aucune évidence n’est évitée. Pourquoi en parler ? Parce qu’on espère vendre ça ici. Aux Français du Plateau ?
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Loig Morin, Indépendant / Mauvaise influence

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