G_d’s Pee at State’s End !, Godspeed You ! Black Emperor

« Ce disque est à propos de nous tous qui attendons la fin », affirme le mythique groupe post-rock montréalais dans le manifeste accompagnant la parution de G_d’s Pee at State’s End !, son septième album. La fin de cette foutue pandémie (l’album fut enregistré masqué en octobre dernier), entre autres revendications présentées en aspirant à un monde plus juste, sentiment ici exprimé par le sursaut mélodieux des guitares électriques, fouettées par le jeu de Sophie Trudeau au violon, à la fin de la troisième pièce qui occupe presque toute la seconde face du disque. La première face toutefois est électrique et colérique, ce genre de catharsis rock que Godspeed You ! Black Emperor nous sert depuis sa création il y a plus de vingt ans et qui, encore, s’apprécie mieux lorsqu’écouté à plein volume. Ne cherchons pas sur cet album brillamment réalisé par Jace Lasek (The Besnard Lakes) de nouvelles idées musicales, ou une refonte en profondeur de la démarche du passionnant orchestre, mais bien la confirmation que sa vision musicale est toujours aussi orageuse, pertinente, nourrissante, vitale.

 

G_d’s Pee at State’s End !

★★★★
​Rock expérimental

Godspeed You ! Black Emperor, Constellation Records