Les grandes solitudes des femmes sauvages, Elyze Venne-Deshaies

Présenter ici le CV d’Elyze Venne-Deshaies prendrait probablement l’entièreté de l’espace qui nous est imparti. Nous nous limiterons donc à dire qu’elle est une saxophoniste et multi-instrumentiste touche-à-tout dont la vitalité laisse une trace dans différents projets musicaux et dans la diffusion de nombreux autres bijoux (les soirées LUNES, c’est elle) de la scène d’ici. Avec Les grandes solitudes des femmes sauvages, Venne-Deshaies propose (enfin) une production en solo, qu’elle a voulue multidisciplinaire (il en existe un penchant zine). Entre les pièces d’improvisation d’un jazz argenté et suspendu dans le temps, penchant parfois vers le futurisme, d’autres fois vers une forme de primitivisme, la musicienne s’adonne à des lectures de poésie. Si ces segments sonnent peut-être moins assurés que la musique, ils donnent à voir une artiste complète qui se fait assez confiance pour invoquer la magie de toutes sortes de manières.

 

Les grandes solitudes des femmes sauvages

★★★
​Expérimental

Elyze Venne-Deshaies, Small Scale Music