Intimate Immensity, Tomaga

Tomaga, c’est fini. Intimate Immensity, le sixième album du duo expérimental londonien formé en 2013 est le dernier. La moitié de la formation, le multi-instrumentiste et compositeur Tom Relleen, et la musique inventive qui l’habitait nous ont quittés beaucoup trop tôt, en août dernier. Il laisse dans le deuil sa partenaire de jeu, la percussionniste Valentina Magaletti, ainsi que les membres de ses autres formations, The Oscillation et Autotelia, et les amateurs de musiques nouvelles un peu partout dans le monde. L’œuvre-testament a été terminée à la hâte avant son décès, aboutissant en dix pièces expérimentales arquées et battantes, puissantes et furieusement vivantes. Tour à tour fiévreux et excitant, comme la musique d’un film d’horreur élégant, Intimate Immensity puise autant dans le free-jazz que dans la musique électronique et l’industriel. Inspiré de La poétique de l’espace de Bachelard, l’album est un voyage spirituel et sensoriel au cœur des corps. Pour ceux qui vivent et qui battent.


 

Intimate Immensity

★★★ 1/2
Expérimental

Tomaga, Hands in the Dark