Hera Hyesang Park, Orchestre symphonique de Vienne, Bertrand de Billy

Cela fait depuis l’automne 2020 que l’on voit cette affiche dans les divers services de streaming. Et pourtant, Hyesang « Hera » Park, 2e Prix du Concours musical international de Montréal en 2015, avait beau signer son 1er récital chez Deutsche Grammophon, le disque physique n’est apparu que le 29 janvier. Le temps de le recevoir, six semaines plus tard, nous y voilà. Hyesang Park semble vouloir adopter pour sa carrière internationale le prénom, voire le diminutif, Hera, rien de moins. Juxtaposition de patronymes ; juxtaposition de voix aussi. L’agile colorature que l’on entend chanter Rosine du Barbier de Sévillenous est familière. Mais mademoiselle Park a bien plus d’ambitions artistiques. Elle creuse donc son bas-médium (palpable dès l’air d’Orfeo de Gluck) et tente de travailler l’ampleur. Elle est déjà une Susanne (Les noces) et nous fait une belle Zerline (Don Giovanni). Tout cela est à la fois pur, beau et un rien glacé. Ce n’est, en tout cas, qu’une étape dans laquelle on soulignera l’originale présence de deux œuvres coréennes. 

Hera Hyesang Park

★★★★
Classique

Orchestre symphonique de Vienne, Bertrand de Billy, DG 486 0051