French Music on Stage, Orchestre national d'Estonie

Que de joie, que d’espoir… Raymond, Fra Diavolo, La dame blanche et Le calife de Bagdad pour les ouvertures ; Le roi s’amuse de Delibes et Espada de Massenet pour la partie ballet. On en avait tellement envie. Toute cette fabuleuse musique française, snobée, boudée par les orchestres français, le Symphonique de Montréal, celui de la Suisse romande et celui de Monte-Carlo ; un répertoire laissé « à la ramasse » pour qui veut s’en saisir. Tantôt les opportunistes sont l’excellent Orchestre national d’Écosse. Ce sont ici les Estoniens dirigés par Neeme Järvi, amateur de répertoires peu courus et chef efficace en nombre de circonstances. Hélas, le résultat frise la catastrophe parce que les couleurs n’y sont pas du tout. Tout ce qui devrait être ouvert et clair (voir notre récent article sur les couleurs françaises et les instruments de plein air) est boursouflé et couvert comme dans une marmite. L’ouverture de Fra Diavolo, façon panzer, résume le naufrage. Il n’y a pas eu pire depuis le disque d’ouvertures d’Offenbach de Karajan. Ça date !   
 

French Music for the Stage

★★
Classique

Orchestre national d’Estonie, Neeme Järvi, CHAN 20151

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