Immersion, Angèle Dubeau & La Pietà

Si la violoniste et son ensemble La Pietà s’intéressent sérieusement à la musique contemporaine depuis l’album Philip Glass. Portrait (2008), ce n’est toutefois que depuis l’album consacré à Max Richter (2017) que leur conversion au post-minimalisme et au « classique moderne » s’affirme au grand jour. Sur Immersion, l’interprète renoue avec quelques compositeurs chouchous, Ólafur Arnalds, Ludovico Einaudi, Michael Nyman, Glass encore, incarnés avec classe et émotion sur son 45e album en carrière. Le choix des œuvres témoigne de la curiosité musicale de Dubeau, mais sa sélection demeure prudente, parfois même consensuelle, comme la musique de film sait trop souvent l’être, occasionnellement traversée par quelques éclairs d’originalité. Ainsi, Dubeau a eu du pif en choisissant trois compositions du Français Armand Amar, elle explore de nouvelles couleurs harmoniques grâce à Johnny Greenwood (sa bande originale de There Will Be Blood, 2007) et termine l’album avec une vive interprétation d’un duet de Steve Reich avec la violoniste Julie Triquet.
 

Écoutez Olafur Arnalds: 1440

Immersion

★★★

Angèle Dubeau La Pietà, Analekta

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