Yaral Sa Doom, Wau Wau Collective

Les années 1980-1990 ont apporté leur lot de voix d’enfants dans la pop (Les BB, Cabrel…) et quand on y réfléchit deux minutes, c’est moitié perturbant, moitié ridicule. Certes, une œuvre collective à la jonction du jazz, du dub, de l’indie, de la musique traditionnelle ouest-africaineet des chants de prières soufies, originaire de Toubab Dialao, petit village de la côte sénégalaise, ne jouepas tellement dans les mêmes ligues. Mais l’œuvre susmentionnée concourt tout de même à nous mettre en paix avec les voix d’enfants, ici désarmantes de candeur et de cran (Mouhamodou Lo and His Children, Yaral Sa Doom II). Ce recueil planant, le premier du Wau Wau Collective, a pris naissance après la visite du Suédois Karl Jonas Winqvist, peut-on lire. Ne tombons pas dans le piège d’attribuer le succès d’une œuvre africaine à un « expert » occidental. Yaral Sa Doom est un vrai travail de groupe, avec plus d’une vingtaine de percussionnistes, producteurs, poètes et chanteurs. Ça force l’humilité.

 

Yaral Sa Doom

★★★ 1/2
​Métissé

Wau Wau Collective, Sahel Sounds

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