Bob Dylan 1970, Bob Dylan

Dylan, en 1970, se cherchait. Acclamé par les multitudes au Festival de Wight l’année d’avant, il répugne à redevenir His Bobness : il faudra George Harrison pour qu’il ressorte immortelles et boule frisée auConcert for Bangladesh, en 1971. Leur lien est fort. Harrison s’est délesté des Beatles chez Dylan, ils ont joué pour jouer, libres. Les sessions qui nous vaudront les albums Self Portrait et New Morning, dont on obtient ici — en 74 titres — la part exploratoire, sont pareillement très lousses. Ici et là une nouvelle chanson est tâtée (If Not for You), mais on revient vite aux revisites en tous genres : ça va de Song to Woodyà… Yesterday. With Special Guest George Harrison, clame-t-on sur la pochette. On se calme. George est surtout content d’être là, joue peu, chante encore moins (sauf dans Times Passes Slowly, le plus beau moment). Pour le reste, c’est agréablement n’importe quoi, avec de solides musiciens. Ce n’est pas rien, mais certes pas la « rencontre historique » annoncée. Caveat emptor.

 

Time Passes Slowly de Bob Dylan

 

Bob Dylan 1970

★★★
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Bob Dylan, Columbia/Sony Legacy

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