Ludwig van Beethoven, Landshamer, Cano, Güra, Shenyang, Manfred Honeck

Au même titre que Leonardo García Alarcón ou Vincent Dumestre, dans leurs domaines, Manfred Honeck est un chef dont on attend chaque parution. Il avait particulièrement réussi sur Reference Recording les 3e, 5e et 7e Symphonies de Beethoven. Hélas, cette 9e Symphonie est une terrible déconvenue. Tout va à peu près bien jusqu’au 3e mouvement, dont la 2e section, andante moderato, prend la poudre d’escampette. Ce n’est même pas tant une question de tempo (Gielen, encore plus rapide, phrase tellement plus…) que de didactisme. Comme le montrent ses notes de programme, Honeck veut nous prouver qu’il a réponse à tout. Il décortique tellement chaque « problématique » qu’il oublie de faire de la musique, d’imbriquer les pupitres et les phrases, s’engageant dans une rhétorique tendue et crispée, qui se prolonge dans un Finale martial et agité, avec un chœur qui hache des syllabes et une marche sous forme de galop, où s’époumone le ténor Werner Güra. Les solistes sont placés on ne sait où dans la galaxie. Références : Wand, Böhm 1972, Fricsay.

 

Beethoven

★ 1/2
​Classique

Landshamer, Cano, Güra, Shenyang, Manfred Honeck, Reference FR741 SACD

À voir en vidéo