Nocturne, David Walters

Le confinement a ses bons côtés. Le Marseillais d’origine martiniquaise David Walters aurait dû passer la dernière année en tournée pour présenter le chaleureux, festif et groovy Soleil Kréyol, paru en janvier 2020. Partant de séances d’enregistrement de cet album mariant l’afrobeat, la pop antillaise, le house et le hip-hop, il a mis à profit son temps libre sur l’acoustique et envoûtant Nocturne, la face cachée de Soleil Kréyol. Walters a ainsi recruté l’as de la kora, Ballaké Sissoko, et le vétéran percussionniste guadeloupéen, Roger Raspail, puis convié à nouveau le violoncelliste Vincent Segal — spectaculaire dans son jeu en contrepoint des notes pincées de la guitare acoustique et de la kora — pour imaginer cet album intimiste à la croisée du blues malien et du son des griots, du funk ghanéen et de la chanson populaire créole. Une réussite, de la finesse, de l’émotion dans la retenue permettant même à la voix fragile de Walters de mieux se révéler sur ces grooves tamisés que sur les chansons house de son précédent album. Écoutez Papa Kossa​

Nocturne

★★★ 1/2
​Pop

David Walters, avec Sissoko, Raspail et Segal, Heavenly Sweetness

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