Xénial Blues, Frank Custeau

Pendant une quinzaine d’années, le Sherbrookois Frank Custeau a mené le groupe punk les Conards à l’orange, gardant de l’aventure cette franchise, ce besoin de dire les choses telles qu’elles se présentent à lui, qui rend si touchantes les rimes de son second album solo intitulé Xénial Blues. La chanson folk-rock du musicien met judicieusement le texte à l’avant-plan, sur des orchestrations surannées évoquant les Plume ou Charlebois de la fin des années 1970 — on aurait incidemment pris plus de guitares robustes, comme sur L’oasis et l’excellente Jogging (avec un parfum de Weezer sur celle-ci !). Ça démarre tendrement avec la romance du quotidien Sirop d’érable, laissant vite sa place à des questions plus existentielles : le temps qui passe, sur la chanson-titre et sur Mon chalet (« J’voudrais aimer mieux la vie / J’voudrais aimer moins la drogue »), et sur les idéaux qui se perdent en cours de route (Le rock and roll, Z). La gouaille et la sincérité de Custeau, adoucies par une bonne pointe d’humour, en font un auteur auquel on s’attache instantanément.


Xénial Blues

★★★
​Rock

Frank Custeau, Slam Disques

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