Georgi Catoire, Oliver Triendl, Quatuor Vogler, Orchestre de Berlin

Comment George Catoire (1861-1926)est-il devenu Georgy L’vovich Katuar — avec toute la panoplie des orthographes entre les deux ? Le plus français des compositeurs russes a été tiré de l’oubli notamment par Marc-André Hamelin, qui, en 1998, lui a consacré un disque complet. Catoire, d’origine française, né à Moscou, a toujours été Russe, même s’il a étudié la musique à Berlin. À Moscou, il obtient un diplôme de mathématiques, mais Tchaïkovski lui suggère de s’adonner exclusivement à la composition. Il s’entoure alors de mentors tels que Lyadov et Taneïev. Le Concerto (1909) semble partir de Saint-Saëns pour dériver dans les eaux de Scriabine (2e mouvement), mais avec un côté profus et parfois grandiloquent de quelqu’un qui aimerait avoir le génie mélodique de Rachmaninov. C’est une œuvre étrange, pertinente (même si pas impérissable) pour qui s’intéresse à la musique russe de cette période. La musique de chambre (1914 et 1916) a un propos plus concentré, Tchaïkovski transparaissant dans le Quintette.

Georgi Catoire

★★★ 1/2
Classique

Oliver Triendl, Quatuor Vogler, Orchestre de Berlin, Roland Kluttig, Capric-cio C5403

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