Sergeï Prokofiev, Orchestre philharmonique de Bergen, Andrew Litton

Parution spectaculaire d’emblée, puisque la réunion inédite de ces trois symphonies porte la durée du disque à plus de 86 minutes ! Avec le recul, seules les Symphonies nos 1 et 5 de Prokofiev (1891-1953) ont fait leur trou, comme si l’on admettait toutes les formes de hargne et de rage de la part de Chostakovitch, resté en URSS et opprimé, mais pas de Prokofiev. Avec les 2eet 3e Symphonies, on est dans le « dur ». La Seconde est la « Symphonie de fer et d’acier », alors que la Troisième est décalquée de l’opéra L’ange de feu. Mais quelle maestria ! Les programmateurs des concerts ont certes oublié ces symphonies (la 6e, pur chef-d’œuvre). Ne suivez pas le mouvement… Servi par une prise de son spectaculaire et exemplaire, Andrew Litton agence ses interprétations comme des rouleaux compresseurs et achève ici un cycle des symphonies par son meilleur volet. Il égale les meilleures versions non russes : Walter Weller dans la 2eet Muti-Philadelphie dans la 3e. Cela posé, la référence russe (Rojdestvenski) est indisponible depuis des lunes… 

Sergeï Prokofiev

★★★★ 1/2
Classique

Orchestre philharmonique de Bergen, Andrew Litton, BIS SACD 2174

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